DICTIONNAIRE
DES SPORTS DU
QUÉBEC

Carpentier, Édouard

lutte

Né le 17 juillet 1926 à Roanne, en France. Décédé le 30 octobre 2010 à Montréal. Discipline : lutte professionnelle.

Né Édouard Wieczorkiewicz, il pratiqua la lutte « amateur » et surtout à la gymnastique. Diplômé en éducation physique, il fut réserviste de l’équipe française en gymnastique aux Jeux olympiques de 1948 à Londres et deux ans plus tard, aux championnats mondiaux en Suisse.

Au début des années 1950, sa rencontre avec l’acteur italien Lino Ventura changea son destin. Celui-ci, ancien catcheur et promoteur de combats, proposa à Édouard de devenir cascadeur, puis de passer à la lutte professionnelle. Il sera même son agent à ses débuts.

Il commença à participer à des spectacles de lutte sous le nom d’Eddy Wiecz. Son habileté dans le ring attira l’attention de deux lutteurs québécois, Frank Valois et Larry Moquin. Ce dernier mentionna sa découverte à Eddie Quinn, célèbre promoteur de lutte à Montréal et ce dernier demanda à son partenaire d’affaires, Yvon Robert, d’aller en France pour en savoir davantage.

Impressionné, Robert l’invita au Canada où il prendra le nom d’Édouard Carpentier afin de se donner une couleur française. Le 18 avril 1956, il disputa son premier combat au Forum de Montréal. Rapidement, il gagna en popularité et son ascension fut incroyable. Trois mois après ses débuts, il était la tête d’affiche et il se produisait devant plus de 20 000 spectateurs au stade Delorimier de Montréal.

La célébrité de Carpentier dépassa les frontières canadiennes et il s’est produit à travers les États-Unis et le Japon. En 1957, il fut d’ailleurs sacré champion des poids lourds de la National Wrestling Alliance.

Suite au décès de Quinn en 1964, Jean Rougeau prit les règnes de la lutte locale avec les As de la Lutte et Carpentier agit comme lutteur et commentateur à la télévision. Quelques années plus tard, insatisfait de son utilisation, il devint l’un des actionnaires de Lutte Grand Prix lors de sa création en 1971, en compagnie, entre autres, de Maurice « Mad Dog » Vachon et d’Yvon Robert.

Au terme de sa carrière, Carpentier devint alors un célèbre commentateur à la télévision, décrivant avec enthousiasme les exploits des lutteurs et immortalisant des expressions comme « Ça fait mal croyez-moi » et le célèbre « À la semaine prochaine, si Dieu le veut ! ». De décembre 1984 jusqu’à a fin de la décennie, il occupa le même rôle avec la prestigieuse WWE.

Intronisé au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec (2018).

- En collaboration avec Pat Laprade, historien de la lutte professionnelle.

Page éditée : 2018.10.30