Les Jeux s'amorcèrent difficilement puisque plusieurs des lieux de compétition manquaient de neige. Le premier record olympique fut établi par l'armée autrichienne, qui transporta 40 000 mètres cubes de neige, pour assurer le bon déroulement des Jeux.
À Innsbruck, de nouvelles disciplines s'ajoutèrent au programme ; la luge (hommes, en monoplace et en biplaces et femmes en monoplace), le saut à ski du tremplin de 70 mètres, sans oublier le retour du bobsleigh, épreuve dans laquelle le Canada gagna sa seule médaille d'or.
La reine des Jeux fut la Soviétique Lydia Skoblikova, qui remporta l'or dans les quatre épreuves de patinage de vitesse, établissant trois records mondiaux. Ses compatriotes Ludmilla Beloussova et Oleg Protopopov redéfinirent le patinage artistique par couple, avec des programmes d'une perfection et d'un classicisme dignes de la grande école soviétique.
En ski alpin, les soeurs Christine et Marielle Goitschel, de la France, réussirent deux doublés historiques. En slalom, Christine mérita l'or et Marielle l'argent, mais les rôles furent inversés en slalom géant, Marielle obtenant la médaille d'or devant sa soeur. Josek Stiegler, de l'Autriche, n'avait pas été retenu par sa fédération nationale pour participer aux Jeux, mais, sous les pressions des entraîneurs autrichiens, il fut invité. Stiegler ne déçut personne, remportant la médaille d'or en slalom et celle d'argent en slalom géant.