HOCKEY

1960-1961 - LNH

Ligue nationale de hockey

50 buts pour Boom Boom et la coupe aux Black Hawks

Ce fut la fin d’une époque à Montréal, quand Maurice Richard annonça sa retraite lors du camp d’entraînement. Pendant 18 saisons, le «Rocket» fut le coeur des Canadiens, remportant huit coupes Stanley. Il termina sa carrière avec 544 buts en saison et 82 buts en séries éliminatoires, deux records à l’époque. Son départ laissa un gros vide dans le coeur des partisans, mais un autre ailier droit prit la relève : Bernard Geoffrion.

Joueur recrue par excellence en 1952, Geoffrion possédait de grandes qualités de marqueur, lui qui fut champion des pointeurs en 1955, devant Maurice Richard. En 1958, il passa près de mourir à la suite d’une grave blessure à l’intestin, mais revint courageusement au jeu. En 1960-1961, Geoffrion confirma qu’il était l’un des meilleurs ailiers droit du circuit. Le 16 mars 1961, il déjoua Cesare Maniago des Maple Leafs de Toronto pour son 50e but de la saison, mais il ne put battre le record du «Rocket» étant incapable de marquer un but lors des deux derniers matchs. En début de saison Geoffrion vécut une immense déception lorsqu’on lui préféra Jean Béliveau pour le rôle de capitaine. Il fit connaître son mécontentement, mais cela n’affecta en rien ses performances, puisqu’il gagna les trophées Art-Ross et Hart et fut nommé sur la première équipe d’étoiles.

Malgré l’absence de Richard, les Canadiens présentèrent le meilleur dossier avec 92 points, mais cette fois deux équipes mirent en danger la domination montréalaise. Les Maple Leafs de Toronto occupèrent le premier rang pendant une bonne partie de l’année, mais une baisse de régime au mois de mars permit aux Canadiens de les devancer. Les Leafs étaient menés par Frank Mahovlich qui récolta 48 buts. Une autre équipe avait le potentiel de vaincre Montréal, les Black Hawks de Chicago.

Montréal retrouva Chicago en demi-finale, une formation remplit de promesse. Les Hawks possédait un duo offensif à faire trembler les défensives : Stan Mikita l’habile fabriquant de jeu et Bobby Hull le buteur prolifique qui complétait avec brio les actions de son coéquipier. Devant le but, Glenn Hall se voulait une valeur sûre. L’entraîneur Rudy Pilous développa une stratégie pour contrer les vedettes des Canadiens : les frapper sans arrêt pour les déstabiliser. La stratégie fonctionna puisque les Hawks mirent fin au règne des Canadiens, les éliminant en six parties. Glenn Hall fut magistral, récoltant des jeux blancs lors des deux dernières parties de la série.

En finale, Chicago affronta les Red Wings qui avaient battu, à la surprise générale, les Maple Leafs de Toronto. Mais les Black Hawks étaient une équipe sur une mission et ils gagnèrent la série en six matchs. C’était leur première coupe Stanley depuis 1938.

Le 27 novembre, Gordie Howe récolta une assistance dans une victoire de 2-0 contre les Maple Leafs de Toronto et devint le premier joueur à récolter 1 000 points en carrière.

ARTICLES ANNEXES

  • 01 – Classement final 1960-1961

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  • 02 – Séries éliminatoires 1960-1961

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  • 03 – Trophées 1960-1961

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  • 04 – Équipes d'étoiles 1960-1961

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  • 05 - Les meneurs 1960-1961

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  • 06 - Grandes dates 1960-1961

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  • Boston, Bruins - 1960-1961 (calendrier)

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  • Boston, Bruins - 1960-1961 (statistiques)

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  • Chicago, Black Hawks - 1960-1961 (calendrier)

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  • Chicago, Black Hawks - 1960-1961 (statistiques)

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  • Detroit, Red Wings - 1960-1961 (calendrier)

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  • Detroit, Red Wings - 1960-1961 (statistiques)

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  • Montréal, Canadiens - 1960-1961 (calendrier)

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  • Montréal, Canadiens - 1960-1961 (statistiques)

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  • New York, Rangers - 1960-1961 (calendrier)

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  • New York, Rangers - 1960-1961 (statistiques)

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  • Toronto, Maple Leafs - 1960-1961 (calendrier)

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  • Toronto, Maple Leafs - 1960-1961 (statistiques)

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