HOCKEY

1959-1960 - LNH

Ligue nationale de hockey

Cinq coupes Stanley consécutives pour les Canadiens

Avant le début de la saison, une seule et même question revenait constamment dans les discussions : était-il possible d’arrêter les Canadiens de Montréal ? À vrai dire, il était très difficile de les stopper. Ils étaient expérimentés, doués et étaient bien dirigés et surtout ils savaient gagner les matchs importants. Il ne faut pas oublier que huit joueurs de cette dynastie furent intronisés au Temple de la renommée du hockey : Jean Béliveau, Bernard Geoffrion, Tom Johnson, Doug Harvey, Dickie Moore, Jacques Plante, Henri Richard et Maurice Richard, de même que l’entraîneur Hector «Toe» Blake et le directeur-gérant Frank Selke.

Les Canadiens présentèrent encore une fois le meilleur dossier (92 points) et les meilleures statistiques : 255 buts marqués et 178 buts accordés. Ils devancèrent Toronto au deuxième rang par 13 points. En demi-finale, Montréal affronta les Black Hawks de Chicago et gagna la série en quatre matchs, alors que Jacques Plante récolta deux jeux blancs à Chicago. En finale, Montréal balaya Toronto en quatre matchs. Le héros des séries fut Jacques Plante qui n’accorda que 11 buts en huit parties, mais encore plus remarquable fut ses performances sur la route où il récolta trois jeux blancs et ne permit que deux buts en quatre matchs. Le 12 avril lors du troisième match de la finale, Maurice Richard marqua le cinquième but des Canadiens à 11:07 de la troisième période ; ce fut son dernier but en carrière.

Le 1er novembre, Jacques Plante fut atteint en plein visage par un tir d’Andy Bathgate des Rangers de New York. Plante s’effondra sur la glace, le visage ensanglanté. Il retourna à l’infirmerie où on lui fit sept points de suture, puis revint au jeu portant un masque de fabrication artisanale. Depuis deux ans, il portait son masque durant les entraînements, mais son entraîneur «Toe» Blake refusait qu’il l’utilise pendant les matchs. Blake prétendait que le port du masque rendait un gardien de but moins craintif, donc moins efficace. Mais Plante imposa cette condition pour revenir au jeu contre New York et remporta le match 3-1. Plante prouva le contraire à Blake puisqu’il remporta les dix matchs suivants. Tous avec un masque.

La ligue nationale couronna un nouveau champion des marqueurs : Bobby Hull des Black Hawks de Chicago qui amassa 81 points, dont 39 buts. Chicago aligna aussi deux excellentes recrues : Bill Hay gagnant du trophée Calder et le centre Stan Mikita. De plus, Glenn Hall, maintenant avec les Hawks, s’affirma comme l’un des meilleurs gardiens du circuit. L’avenir s’annonçait très prometteur pour les Black Hawks, après tant d’années de misères.

ARTICLES ANNEXES

  • 01 – Classement final 1959-1960

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  • 02 – Séries éliminatoires 1959-1960

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  • 03 – Trophées 1959-1960

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  • 04 – Équipes d'étoiles 1959-1960

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  • 05 - Les meneurs 1959-1960

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  • 06 - Grandes dates 1959-1960

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  • Boston, Bruins - 1959-1960 (calendrier)

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  • Boston, Bruins - 1959-1960 (statistiques)

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  • Chicago, Black Hawks - 1959-1960 (calendrier)

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  • Chicago, Black Hawks - 1959-1960 (statistiques)

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  • Detroit, Red Wings - 1959-1960 (calendrier)

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  • Detroit, Red Wings - 1959-1960 (statistiques)

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  • Montréal, Canadiens - 1959-1960 (calendrier)

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  • Montréal, Canadiens - 1959-1960 (statistiques)

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  • New York, Rangers - 1959-1960 (calendrier)

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  • New York, Rangers - 1959-1960 (statistiques)

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  • Toronto, Maple Leafs - 1959-1960 (calendrier)

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  • Toronto, Maple Leafs - 1959-1960 (statistiques)

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