HOCKEY

1955-1956 - LNH

Ligue nationale de hockey

Le début d'une dynastie

Au cours des deux saisons précédentes, les Canadiens de Montréal se sont inclinés en finale devant les Red Wings de Detroit. Les Canadiens sont passés si près de gagner la coupe Stanley que ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils ne la remportent. Mais coup de théâtre avant le début de la saison : Dick Irvin, entraîneur des Canadiens depuis 1940, quittait pour Chicago où il a la tâche de rebâtir les Black Hawks. C’est Hector «Toe» Blake, ancien ailier gauche de la célèbre «Punch Line», qui est choisi pour diriger les Canadiens.

Sous l’égide de «Toe» Blake, les Canadiens ont présenté le meilleur dossier avec 100 points, soit 24 de plus que les Red Wings de Detroit, et 45 victoires un record. Montréal a présenté la meilleure défensive ; Jacques Plante, a reçu le trophée Georges-Vézina, alors que le défenseur Doug Harvey a obtenu le trophée James-Norris. L’attaque a été sans reproche avec 222 buts comptés, alors que trois de quatre premiers marqueurs de la LNH portaient l’uniforme montréalais : Jean Béliveau fut premier avec 88 points, dont 47 buts, Maurice Richard fut troisième avec 71 points, dont 38 buts et Bert Olmstead fut quatrième avec 70 points, dont 56 assistances, un record. À la suite de sa saison phénoménale, Béliveau a mérité les trophées Art-Ross et Hart en plus d’être nommé sur la première équipe d’étoiles. De plus les Canadiens ont ajouté beaucoup de profondeur avec l’arrivée de trois jeunes joueurs : Henri Richard, le frère de Maurice, Jean-Guy Talbot et Claude Provost.

À Detroit, les Red Wings ont décidé de modifier considérablement leur alignement. Le directeur-gérant Jack Adams a effectué plusieurs transactions, la plus célèbre fut celle qui a envoyé l’excellent gardien de but Terry Sawchuk aux Bruins de Boston. Adams a pu se permettre un tel échange, car les Wings avaient sous contrat un jeune gardien d’avenir du nom de Glenn Hall. Ce dernier a présenté une moyenne de 2,10 avec 12 jeux blancs et a gagné le trophée Calder.

La surprise de l’année fut de voir les Rangers de New York se qualifier pour les éliminatoires pour la première fois depuis 1950. Menés par de jeunes joueurs tels Andy Bathgate, Dean Prentice, Ron Murphy et Louis Fontinato, les Rangers ont présenté un dossier victorieux pour la première fois depuis 1942. Fontinato, un défenseur agressif, est devenu le premier joueur à accumuler plus de 200 minutes en pénalité en une saison.

Ce sont ces Rangers de New York que les Canadiens de Montréal ont affronté en demi-finale, mais l’équipe que dirigeait «Toe» Blake était beaucoup trop forte pour la jeune équipe new-yorkaise. Les Canadiens les éliminèrent en cinq matchs et accédèrent à la finale contre les Red Wings de Detroit, qu’ils vainquirent également en cinq matchs. Ce fut la première coupe Stanley d’une série de cinq consécutives et le début de l’une des plus belles dynasties du sport professionnel.

ARTICLES ANNEXES

  • 01 – Classement final 1955-1956

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  • 02 – Séries éliminatoires 1955-1956

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  • 03 – Trophées 1955-1956

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  • 04 – Équipes d'étoiles 1955-1956

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  • 05 - Les meneurs 1955-1956

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  • 06 - Grandes dates 1955-1956

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  • Boston, Bruins - 1955-1956 (calendrier)

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  • Boston, Bruins - 1955-1956 (statistiques)

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  • Chicago, Black Hawks - 1955-1956 (calendrier)

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  • Chicago, Black Hawks - 1955-1956 (statistiques)

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  • Detroit, Red Wings - 1955-1956 (calendrier)

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  • Detroit, Red Wings - 1955-1956 (statistiques)

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  • Montréal, Canadiens - 1955-1956 (calendrier)

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  • Montréal, Canadiens - 1955-1956 (statistiques)

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  • New York, Rangers - 1955-1956 (calendrier)

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  • New York, Rangers - 1955-1956 (statistiques)

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  • Toronto, Maple Leafs - 1955-1956 (calendrier)

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  • Toronto, Maple Leafs - 1955-1956 (statistiques)

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