DICTIONNAIRE
DES SPORTS DU
QUÉBEC

Dryden, Ken

hockey

Né le 8 août 1947 à Hamilton, Ontario. Discipline : hockey. Position : gardien de but. Frère de Dave Dryden.

Taille : 6'4" / 1,93 m
Poids : 205 livres / 93,0 kg
Attrape: gauche
Repêchage LNH : 14e rang (3e ronde) par Boston (1964)

Joueur qui a évolué pendant huit saisons dans la LNH avec les Canadiens de Montréal (1970-1971 à 1972-1973 et 1974-1975 à 1978-1979). En carrière, il a pris part à 397 matchs en saisons (258 victoires, 57 défaites et 74 matchs nuls), récoltant 46 jeux blancs et conservant une moyenne de 2,24. En séries éliminatoires, Dryden a présenté un dossier de 80 victoires (dont 10 jeux blancs) avec une moyenne de 2,40 et il a remporté six coupes Stanley (1971, 1973, 1976, 1977, 1978, 1979). Il fut membre de l'équipe canadienne qui remporta la Série du siècle en 1972.

À la fin de la saison 1970-1971, Dryden, qui évoluait avec les Voyageurs de Montréal dans la Ligue américaine de hockey, est promu avec les Canadiens de Montréal. Bien qu’il ait terminé la saison en remportant ses six départs avec le Tricolore, personne ne s’attendait à le voir devant la cage pour début les séries éliminatoires face aux puissants Bruins de Boston, champions en titre et une équipe qui avait dominé la campagne et dont l’offensive était des plus dévastatrices, puisque cette formation alignait quatre marqueurs de plus de 100 points.

Au cours d’une série qui s’est rendue à la limite des sept matchs, Ken Dryden a démontré tout son talent et sa détermination en sauvant son équipe à plusieurs reprises. Il a frustré les joueurs de Boston et il a limité Phil Esposito, auteur d’une saison record avec 76 buts en 78 matchs, à seulement trois buts au cours de cette série.

Après avoir éliminé Boston au premier tour, Montréal a disposé successivement des North Stars du Minnesota, puis des Black Hawks de Chicago pour remporter la coupe Stanley. Pour son excellence au cours des séries éliminatoires, Dryden mérita trophée Conn-Smythe.

La saison suivante, Ken Dryden devient le gardien numéro un des Canadiens et termine la campagne avec 39 victoires, 9 jeux blancs et une moyenne de 2,24 et il récolte le trophée Calder à titre de recrue par excellence.

À sa troisième saison, il mena le Tricolore à autre conquête de la coupe Stanley. Mais coup de théâtre ; l’extraordinaire gardien de but, digne successeur des Durnan, Hainsworth et Plante, annonce sa retraite à 26 ans. Il se joint alors comme stagiaire à un cabinet d'avocats torontois d'Osler, Hoskin et Harcourt, laissant un immense vide devant le filet des Canadiens. En 1973-1974, Montréal, sans le célèbre numéro 29, est éliminé dès le premier tour par les Rangers.

Au cours de l’été 1974, les Canadiens et Dryden arrivent à une entente et ce dernier revient au jeu.

De la saison 1975-1976 jusqu'à la fin de sa carrière en 1979, alors que les Canadiens de Montréal allaient remporter quatre coupes Stanley consécutives, Dryden continue d’offrir de superbes performances. À toutes les saisons, il récolte au moins 30 victoires, avec un sommet de 42 gains en 1975-1976, alors qu’en 1976-1977 il amasse 41 victoires.

Au terme de sa carrière, Dryden a écrit quelques livres à succès, notamment Le Jeu (The Game) acclamé par la critique et un succès commercial. En 1997, il était président des Maple Leafs de Toronto, poste qu'il occupa jusqu'au mois d'août 2003. Élu comme député du parti libéral du Canada dans la circonscription de York Centre de 2004 à 2011.

Intronisé au Temple de la renommée du hockey (1983), Temple de la renommée des sports du Canada (1984), au Temple de la renommée des sports de l'Ontario (2011), au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec (2014). Officier de l'Ordre du Canada (2012). Gagnant du trophée Conn-Smythe (1971), trophée Calder (1972) et du trophée Georges-Vézina (1973, 1976, 1977, 1978, 1979). Membre de la première équipe d'étoiles de la LNH à cinq reprises (1973, 1976, 1977, 1978, 1979) et de la deuxième équipe d'étoiles à une occasion (1972). Il a participé à la partie des étoiles de la LNH à cinq reprises (1972, 1975, 1976, 1977 et 1978) et à la Coupe du Défi en 1979. En 2007, les Canadiens de Montréal ont retiré son chandail, le numéro 29. En 2010, l'Université Cornell a retiré son chandail, le numéro 1.

STATISTIQUES EN SAISON

Saison Club Ligue PJ V D N MIN BC JB MOY
1966-67 Cornell University NCAA 27 26 0 1 1 646 40 4 1,46
1967-68 Cornell University NCAA 29 25 2 0 1 620 41 6 1,52
1968-69 Cornell University NCAA 27 25 2 0 1 578 47 3 1,79
1970-71 Voyageurs de Montréal AHL 33 16 7 8 1 899 84 3 2,65
1970-71 Canadiens de Montréal LNH 6 6 0 0 327 9 0 1,65
1971-72 Canadiens de Montréal LNH 64 39 8 15 3 800 142 8 2,24
1972-73 Canadiens de Montréal LNH 54 33 7 13 3 165 119 6 2,26
1974-75 Canadiens de Montréal LNH 56 30 9 16 3 320 149 4 2,69
1975-76 Canadiens de Montréal LNH 62 42 10 8 3 580 121 8 2,03
1976-77 Canadiens de Montréal LNH 56 41 6 8 3 275 117 10 2,14
1977-78 Canadiens de Montréal LNH 52 37 7 7 3 071 105 5 2,05
1978-79 Canadiens de Montréal LNH 47 30 10 7 2 814 108 5 2,30
  Totaux NCAA 83 76 4 1 4 844 128 13 1,59
  Totaux AHL 33 16 7 8 1 899 84 3 2,65
  Totaux LNH 397 258 57 74 23 352 870 46 2,24


STATISTIQUES EN SÉRIES ÉLIMINATOIRES

Saison Club Ligue PJ V D   MIN BC JB MOY
1970-71 Canadiens de Montréal LNH 20 12 8   1 221 61 0 3,00
1971-72 Canadiens de Montréal LNH 6 2 4   360 17 0 2,83
1972-73 Canadiens de Montréal LNH 17 12 5   1 039 50 1 2,89
1974-75 Canadiens de Montréal LNH 11 6 5   688 29 2 2,53
1975-76 Canadiens de Montréal LNH 13 12 1   780 25 1 1,92
1976-77 Canadiens de Montréal LNH 14 12 2   849 22 4 1,55
1977-78 Canadiens de Montréal LNH 15 12 3   919 29 2 1,89
1978-79 Canadiens de Montréal LNH 16 12 4   990 41 0 2,48
  Totaux LNH 112 80 32   6 846 274 10 2,40


STATISTIQUES EN COMPÉTITIONS INTERNATIONALES

Année Club   PJ V D N MIN BC JB MOY
1969 Canada (Championnat du Monde) 2 1 1 0 120 4 1 2,00
1972 Canada (Série du siècle) 4 2 2 0 240 19 0 4,75
1979 Étoiles de la LNH (Coupe du Défi) 2 1 1 0 120 7 0 3,50
  Totaux 8 4 4 0 480 30 1 3,75

 

Crédit photo : Pierre-Yvon Pelletier