Par Patrice Fontaine
De 1960 à 1971, les Australiens régnèrent sur le tournoi avec dix succès en douze ans. Cette suprématie commença à lasser le fidèle public londonien.
Le premier Wimbledon de l’ère open fut un véritable succès aux guichets. Les Anglais retrouvaient avec plaisir les champions du passé qui étaient devenus professionnels. La finale opposa deux professionnels et c’est Rod Laver qui l’emporta contre son compatriote Tony Roche. Wimbledon sortit grandi de la révolution tennisque.
Le tournoi de 1973 fut marqué d’une grêve. Soixante-dix-huit des cents meilleurs joueurs boycottèrent la quinzaine pour protester contre la suspension de Nikki Pilic qui avait refusé de jouer en coupe Davis. C’est Jan Kodes triompha chez les hommes.
Au milieu des années 1970, une nouvelle génération de joueurs a fait son apparition. Ce sont les Connors, Borg, Evert et Navratilova qui dominèrent la compétition. Les supervedettes avaient maintenant le statut de rock star à Wimbledon. Borg triompha cinq années consécutives, tandis que Navratilova effaca la marque de Wills-Moody avec une neuvième palme qu’elle gagna en 1990.
L’amélioration de l’équipement modifia le style de jeu. Les services, toujours plus puissants et les échanges toujours plus court. Les récents succès de Becker, Edberg, Stich, Sampras et Federer en sont la preuve. Cela ne diminue en rien les exploits des champions d’aujourd’hui. Après tout Sampras et Federer ne sont-ils pas parmi les plus grands champions de Wimbledon ?