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1. Du Rhode Island à New York

Par Patrice Fontaine

Le 31 août 1881, la United States Lawn Tennis Association organisa son premier championnat national, réservé aux hommes (en simple et en double) à Newport, dans le Rhode Island. C’était quatre ans après la première édition de Wimbledon. Pour l’occasion 26 tennismen se disputaient la palme et Richard Sears fut sacré champion, titre qu’il conserva jusqu’en 1887.

Tout au long de son histoire, le U.S. Open se distingua des autres tournois du grand chelem. Par exemple, les compétitions du double féminin (début en 1890) et du double mixte (début en 1892) apparurent bien avant celles de Wimbledon, de Roland-Garros ou de l’Open d’Australie. Également le U.S. Open est l’un des rares tournois de tennis à ne pas avoir été perturbé par les deux Guerres mondiales.

En 1915, le U.S. Open déménagea à New York, plus précisément au «West Side Tennis Club» de Forest Hills. Le site est gigantesque et unique. On y aménage un central, en forme de fer à cheval, de 14 000 places assises. Dans l’enceinte principale, on pouvait jouer sur trois terrains latéraux, une idée tirée des cirques à trois pistes.

De 1915 à 1925, deux hommes dominèrent ce tournoi: Bill Johnston avec deux titres et Bill Tilden avec six titres consécutifs. En 1920, ils se sont livrés un duel épique, tellement que les spectateurs n’ont pas aperçu un avionqui s’est écrasé tout près du stade. Tilden ajouta un septième championnat en 1929 pour égaler le record de Sears. Chez les dames, la Norvégienne Bjurstedt, qui devint par mariage l’Américaine Mallory, remporta sept titres, tout comme Helen Wills-Moody. Des records qui tiennent toujours en 1994 et qui pourraient durer longtemps.

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