Par Patrice Fontaine
En Espagne, 24 pays se disputent la Coupe du Monde. Le voeu du nouveau président de la FIFA Joao Havelange d'accroître le nombre de participants se réalise.
L'Italie, qui avait annoncé de belles choses en Argentine en terminant au quatrième rang, remporte un troisième titre. Après un premier tour difficile, la Squadra Azzura se met en marche, portée par un Paolo Rossi qui enfile des buts à un rythme incroyable. Une fois l'Italie en finale, rien ne pouvait l'arrêter.
Une Coupe du Monde sans controverse n'en serait pas une. L'affrontement Autriche-R.F.A. est une véritable honte. Déjà qualifiée pour le tour suivant, l'Autriche donne le match 1 à 0 aux Allemands qui s'assurent une place de justesse devant une Algérie furieuse et déçue.
La demi-finale entre la France et la R.F.A. est un classique, remplie de rebondissements. Un incident grave a des répercussions sur le résultat final de la rencontre. En fin de match, Patrick Battiston est blessé par une charge vicieuse du gardien allemand. Aucune faute n'est appelée, même si le gardien mérite d'être expulsé. Battiston quitte sur une civière.
Michel Hidalgo, le sélectionneur français, est contraint d'utiliser son deuxième substitut, puisque Battiston est aussi entré dans le match à ce titre. Le match va en prolongation et Hidalgo ne peut plus faire de substitution. En surtemps, la France prend l'avance 3 à 1, mais les Allemands, qui semblent toujours plus dangereux lorsqu'ils tirent de l'arrière, créent l'égalité. Finalement la R.F.A. obtient son billet pour la finale en l'emportant en fusillade.