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1978 - Argentine

Par Patrice Fontaine

Comme l'Angleterre en 1966, l'Argentine est grandement avantagée de jouer à domicile. Les Argentins pratiquent un jeu plus violent à la maison et ses partisans, intimidants, influencent l'arbitrage, qui fut de faible qualité doit-on noter.

La compétition s'annonce moins relevé qu'en 1974. Trois grandes vedettes sont absentes ; Beckenbauer (qui joue pour le Cosmos de New York) et Gerd Muller pour la R.F.A. et Cruyff pour les Pays-Bas.

Le Brésil continue son virage européen. Malgré l'accent mis sur la défensive et l'accrochage, le Brésil connaît un bon parcours et est victime d'une certaine injustice puisqu'il termine au troisième de la compétition, sans perdre une seule rencontre.

Avec un seul match à jouer, le Brésil et l'Argentine sont à égalité lors du tour final. La dernière rencontre du Brésil est contre la Pologne en après-midi, tandis qu'en soirée l'Argentine sera confrontée au Pérou. Le Brésil proteste contre l'horaire des matchs, car l'Argentine va savoir à quoi s'en tenir pour la partie contre le Pérou.

Suite à la victoire du Brésil, l'Argentine doit gagner par quatre buts pour accéder à la finale. L'Argentine bat le Pérou 6 à 0. Certains dignitaires brésiliens soupçonnent le gardien de but péruvien de complicité, puisqu'il est né à Rosario en Argentine. En réalité, les joueurs péruviens sont tout simplement intimidés par les chauds partisans argentins.

En finale l'Argentine affronte les Pays-Bas, qui forment toujours une superbe machine de foot. Le match, sans être extraordinaire, est dramatique, car il nécessite la prolongation. L'Argentine gagne son premier titre mondial et doit remercier son superbe marqueur Mario Kempes et également ses partisans. Jamais cette équipe argentine n'aurait gagné ailleurs dans le monde.

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