Par Patrice Fontaine
Les deux équipes destinées à s'affrontrer en finale, la R.F.A. et la Hongrie, étaient issues du même groupe au tour préliminaire. La première rencontre s'est soldée par une victoire écrasante hongroise de 8 à 3. Curieusement c'est lors de cette partie que l'Allemagne de l'Ouest allait gagner la finale.
L'entraîneur allemand voyait un côté positif à ce revers. Non seulement son équipe allait éviter le Brésil en quarts de finale, mais un de ses joueurs avait blessé à la cheville le meilleur marqueur hongrois Puskas. Un geste que plusieurs ont jugé intentionnel.
Si on fait exception de l'élimination rapide de l'Italie, le mondial suisse est sans histoire jusqu'aux quarts de finale.
Le match Brésil-Hongrie, mieux connu sous le nom de la bataille de Berne, est d'une rare violence. Le jeu robuste des Hongrois irrite les Brésiliens qui commettent des gestes violents. Le fait saillant du match est lorsque Puskas, qui ne jouait pas, blesse un adversaire, qui rentrait au vestiaire, avec une bouteille. Le tout se termine avec une bagarre générale dans les vestiaires après la partie.
La Hongrie, l'une des équipes la plus puissante des années 1950, atteint la finale comme prévu, malgré l'absence de sa vedette. Puskas tente un retour en finale. Ce fut une erreur. Il n'est pas a son meilleur, son jeu est lent. L'un des meilleurs marqueurs européens, Puskas ne convertit qu'une seule de ses nombreuses chances de marquer. Cela coûte cher à la Hongrie qui s'incline 3 à 2. Oui, l'Allemagne de l'Ouest a bel et bien gagné cette finale deux semaines plutôt.