Par Patrice Fontaine
En 1934, c'est au tour de l'Italie d'accueillir le monde du football. L'Uruguay ne va pas en Italie défendre son titre, un peu par vengeance face aux équipes européennes qui ont boudé son mondial, mais aussi parce que les footballeurs uruguayens sont en grève.
Le tournoi se déroule dans un climat fasciste, Mussolini voulant se servir de la Coupe du Monde pour montrer la capacité d'organisation et la puissance de sa nouvelle Italie. Et la puissance de l'Italie, c'est un succès en Coupe du Monde. L'entraîneur de la Squadra Azzurra, Vittorio Pozzo a eu ordre de gagner pour le prestige de l'Italie.
Pozzo bâtit une équipe solide, ayant intégré quelques joueurs argentins d'origine italienne à son club. L'Italie connaît un parcours parfait, mais laborieux, pour atteindre la finale contre la Tchécoslovaquie.
Encore une fois la rencontre est difficile pour l'Italie. Avec huit minutes à jouer l'Argentin Orsi crée l'égalité pour l'Italie. Un but à la fois bizarre et chanceux, le ballon se faufilant et effleurant le bout des doigts du gardien tchèque. Finalement l'Italie l'emporte, mais plusieurs observateurs se demandent si l'Italie aurait pu gagner sans le talent des joueurs argentins.