Articles

09. Le Nicaragua : avant la Révolution

Par Patrice Fontaine

Le Nicaragua est le seul pays d'Amérique centrale où le football n'est pas le sport national, mais où le baseball est roi. Le baseball y fut introduit par les Américains lors de leurs trois occupations du Nicaragua. C'est surtout lors des interventions militaires de 1911 et de 1926, alors que le Nicaragua devint presqu'un protectorat américain, que le baseball s'implanta de façon définitive.

Les premières traces du baseball remonte à 1878, quand un dénommé Al Alberg, un employé américain d'une compagnie de coupe de bois introduisit ce sport. Cantonné sur la côte atlantique du pays, Alberg voyait les indiens mosquitos jouer au cricket. Alors, il leur fit découvrir le baseball.

Sous le règne de la famille Somoza, le baseball occupa une place de rêve. On retrouvait une ligue semi professionnelle avec douze équipes, propriété de l'entreprise privée, sauf une équipe qui appartenait à la police nationale, la Guardia Nacional. C'est l'équipe de la Garde Nationale qui était la plus riche, mais elle ne remporta aucun titre, car elle était comme l'armée (qui est la police nationale) : sans conviction et sans désir de vaincre.

Le calibre de baseball joué par les Nicaraguayens s'accrût, tout au long du XXe siècle, grâce aux rencontres internationales avec les puissances voisines.

Le baseball nicaraguayen connût son heure de gloire en 1972, lors du championnat du monde amateur. Le Nicaragua termina au deuxième rang, derrière les États-Unis, avec une vedette nommée Dennis Martinez. Lors de ce tournoi, le Nicaragua défit la puissante formation cubaine. Cette victoire fut accueillie avec joie par le président Somoza, qui considéra ce triomphe comme un succès de son régime politique face au communisme.

Comme pour tous les pays ayant un climat tropical, le Nicaragua a déjà accueilli du baseball d'hiver. Des joueurs de grande qualité y évoluèrent, comme le lanceur canadien Ferguson Jenkins et le lanceur Mike Cuellar.

  • twitter
  • blogger
  • blogger