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6. Le lock-out du printemps 1990

Par Patrice Fontaine

Lors des négociations pour renouveler la convention collective, les propriétaires tentent d'imposer avec insuccès une sorte de système de contrôle des salaires. À l'opposée la MLBPA souhaite le retour de l'arbitrage salariale après deux saisons. Les négociations sont dans une impasse, alors les propriétaires décrètent un lock-out qui dure 32 jours.

Une entente de quatre ans est ratifiée le 18 mars. Les gains sont minimes pour les joueurs. Le salaire minimum passe de 68 000 $ à 100 000 $ et la contribution au fonds de pension est accrue. Par contre, peu de changements sont apportés à l'arbitrage, une minorité des joueurs pourront se prévaloir de ce droit après deux ans, mais pour la grande majorité ça demeure toujours après trois ans.

Tout au long du lock-out, le commissaire Fay Vincent s'est mis à dos un certain nombre de propriétaires. Il a affaibli le comité de négociation des propriétaires en s'immiscant constamment dans les pourparlers. De plus, il avait lui-même congédié Barry Rona, qui avait succédé à Lee McPhail. Des gestes qui allaient l'évincer du baseball.

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